Le coeur n'est pas un genou que l'on peut plier

Auteurs : Sabine Panet et Pauline Penot
Editeur : Thierry Magnier, septembre 2012
A partir de 13 ans

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« Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux » Article 16 de la déclaration universelle des droits de l’homme

« De toute façon, Awa ne veut pas se marier. Malick ne veut pas se marier non plus. Alors on n’a qu’à dire qu’ils ne sont pas d’accord et chacun reste là où il veut, non ? » Déclaration universelle des droits de l’homme d’Ernestine Boucoum.

Awa, 16 ans, passe son bac de français et n’aime pas trop embrasser les garçons qui ont du tartre sur les dents. Ernestine, sa petite sœur de 11 ans, rêve des planches de théâtre. Elle répète le rôle d’Agnès dans L’École des femmes (où un vieux barbon a élevé dans l’ignorance une jeune paysanne afin de l’épouser) et aimerait savoir ce qu’on entend par « sortir avec un garçon », parce qu’elle en pince pour Jacob. Des filles plutôt banales du côté de Villepinte… si ce n’est que la famille s’apprête à se rendre au Sénégal pour qu’Awa se marie avec son cousin Malick (qui n’est pas un vieillard poliomyélite et polygame, mais un jeune mec plutôt beau gosse de 20 ans).

Un vieil accord entre les pères, alors qu’Awa portait encore des Pampers, ce genre d’accord qui met en jeu les traditions et le sens de l’honneur.

Pour remettre en cause ce mariage, les deux sœurs vont unir leur force avec Dado, leur tante célibataire et docteur en mycologie à l’INSERM, pour qui un mariage entre cousins est une sacrée hérésie biologique.

Un roman intelligent, réjouissant et incroyablement drôle malgré le sujet abordé, qui dynamite un tas de clichés (et les joutes verbales de proverbes africains entre les parents d’Awa et Ernestine sont savoureuses).